EMPLOI , CHOMAGE : DES BUTS COMMUNS QUI CACHENT UN VRAI CLIVAGE GAUCHE- DROITE
Les candidats à la présidentielle souhaitent tous parvenir à une baisse du chomage , en tète des priorités des français , et proposent de sécuriser le parcours des salariés face aux aléas de carrière , mais ces objectifs communs masquent un vrai clivage gauche- droite .
A droite , l' entreprise serait incitée à l' embauche par une plus grande facilité juridique pour licencier et par de nouveaux allègements de charges .
La gauche juge, au contraire , le marché du travail déjà très flexible et estime que l' on n' a pas besoin d' un nouveau contrat de travail . Elle propose un effort de formation et un conditionnement des aides aux entreprises pour répondre au problème du manque d' expérience des jeunes et de la déqualification des chomeurs .
Voici dans l' ordre de la liste officielle des candidats , les propositions figurant dans les programmes ou présentées à l' Association des journalistes sociaux( Ajis) par les représentants des principaux candidats :
BESANCENOT :
interdiction des licenciement
CDI comme seul contrat de travail
Réduction du temps de travail et partage du travail entre tous
BUFFET:
Loi de sécurisation sociale de l' emploi et de la formation
Réaffectation des exonorations de charges sociales au financement de crédits à taux zéro pour les entreprises
Nouveau service public de la formation tout au long de la vie
SCHIVARDI :
Abrogation de toutes les dérogations au CDI
Interdiction des délocalisations et des licenciements
Nationaliser les secteurs clés de l' industrie et de la banque
BAYROU :
Possibilité pour chaque entreprise de créér deux emplois exonérés de charges pendant cinq ans
Réfléchir au transfert d' une partie des charges sociales sur la TVA , la CSG et/ ou une taxe sur l' énergie fossile
Réforme du licenciement économique pour que le contrat de travail ne soit pas rompu mais transféré à une structure paritaire chargée de financer la reconversion du salarié
BOVE :
CDI à temps complet comme seul contrat de travail
Droit d' intervention des élus du personnel contre le temps partiel
Licenciement interdit pour les entreprises réalisant des profits
VOYNET :
Abrogation du CNE
Développement d' une économie sociale et solidaire appelée à devenir la principale source d' emplois car non délocalisable
VILLIERS :
Baisse de 50 % des charges qui pèsent sur les PME- PMI
Exonération de charges pendant deux ans pour toute création d' entreprise
ROYAL :
Droit au premier emploi pour les jeunes , 500.000 emplois - tremplein
Négociations pour consolider les 35 heures et réduire les effets négatifs
Sécurité sociale professionnelle offrant une rémunération pendant un an égale à 90 % du dernier salaire , formation et aide personnalisé
Aides aux entreprises modulées , et conditionnées à l' engagement de ne pas licencier quand elles font des profits substantiels , et de rembourser en cas de délocalisation
Pas de fusion ANPE/ Unédic mais nouveaux moyens donnés à l' ANPE pour qu' elle s' occupe de l' orientation des salariés au chomage ou non
Suppression du CNE
NIHOUS :
Moratoire sur la fermeture des services publics en zone rurale
Fiscalité attrayante pour les entreprises s' installant en milieu rural et défence des marchés traditionnels
LE PEN :
Supression des 35 heures
Baisse d' impots sur le revenu pour relancer la croissance et l' emploi
Obligation pour les compagnies d' assurance à investir dans les PME
Allégement des cotisations saliariales de 200 euros par salarié gagnant jusqu' a 1, 4 Smic
LAGUILLER :
Interdiction de licencier dans les entreprises faisant de gros profits
Transformation de tous contrats précaires en CDI
SARKOZY :
Supression du CDD et nouveau contrat unique à durée indéterminée pour les embauches , avec des droits sociaux progressifs et des procédures de licenciement simplifiées
Fusion ANPE/Unédic sans évincer les partenaires sociaux
Nouvel accompagnement des chomeurs avec suspention ou diminution des allocations après refus de deux offres valables d' emploi
Détaxation et défiscalisation des heures supplémentaires
Réfléchir à l' expérience de l' Allemagne qui finance depuis janvier une partie de la protection sociale par une hausse de la taxation de la consommation